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RÉSILIENCE DES PETITES ENTREPRISES

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Réduire l’impact de la COVID-19 sur les entreprises

Dr. Didacus Jules, Directeur général, Commission de l’Organisation des États des Caraïbes orientales

© Shutterstock.com

La pleine participation des petits États à l’économie mondiale repose sur leur croissance économique, la génération d’emplois et de recettes en devises, ainsi que l’inclusion sociale. À cette fin, les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) sont cruciales au développement des petites économies.

Elles sont aussi essentielles à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), notamment la réduction de la pauvreté et des inégalités de revenu, surtout pour les femmes et les jeunes.

Ce point est encore plus saillant dans les petits États insulaires en développement représentés par l’Organisation des États des Caraïbes orientales (OECO), où la quasi-totalité des firmes privées, et particulièrement celles dirigées ou détenues par des autochtones, sont des MPME.

Nos programmes fournissent une assistance technique et des formations aux jeunes entrepreneurs.

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Dans la région des Caraïbes au sens large, 92 % des compagnies enregistrées sont des petites entreprises. Elles représentent 60 % de l’emploi du secteur privé, 50 % du PIB et 39 % des exportations, selon les chiffres de la Banque de développement des Caraïbes.

En matière de compétitivité et de performances économiques à l’export, les MPME rencontrent typiquement des difficultés qui leur sont propres, entre autres l’accès aux financements, aux infrastructures et à la logistique, au capital humain, aux technologies et à l’innovation.

La pandémie de COVID-19 a fortement détérioré les activités commerciales, en perturbant les opérations en amont et en aval, les chaînes d’approvisionnement et les flux de trésorerie. Ce qui est particulièrement préoccupant, est que la plupart de ces entreprises n’ont pas su s’adapter à la mutation rapide de l’environnement des affaires.

Le manque de finances et la difficulté à intégrer les nouvelles technologies les ont empêchés d’adopter des modèles commerciaux différents, en lien avec le numérique et le commerce électronique.

Pour évaluer ces nouvelles difficultés engendrées par la crise sanitaire, la Commis-sion de l’OECO a mené une enquête qualitative en ligne en mars 2020 auprès de 80 entreprises. Celle-ci montre les résultats suivants :

46%

des participants ont rapporté des réductions, voire des interruptions de leur approvision-nement en matériau brut

59%

ont enregistré une réduction de la demande pour leurs biens ou services

69%

ont été impactés par la perturbation des services de transport maritime ou aérien

37%

ont vu le volume de leurs ventes diminuer

43%

ont constaté un déclin de leur capital de travail, et 22 % ont affirmé que leur capacité à payer leurs mensualités de prêt était compromise

55%

ont dû recourir à des licenciements ou du chômage partiel

L’enquête ayant été menée au début de la pandémie, il est fort probable que l’impact réel sur les petites entreprises est encore plus marqué. Pourtant, les MPME bénéficient d’un appui de la Commission de l’OECO et de ses États membres.

© OECS

Notre engagement en faveur des petites compagnies va se poursuivre.

Selon les termes du Traité révisé de Basseterre qui instaure l’Union économique de l’OECO, notre mission est de coordonner, d’harmoniser et de mener des actions conjointes qui visent, entre autres, « un développement harmonieux des activités économiques » et « la croissance économique, le développement et la compétitivité à l’international ». Il s’agit, grâce à ces actions et politiques conjointes axées sur le commerce et le développement, de renforcer l’environnement du secteur privé.

La Commission a également ébauché un cadre politique qui doit appuyer la création d’emplois et de richesses, ainsi que le développement durable, économique et social des MPME. Nos programmes illustrent ces objectifs. Ils fournissent une assistance technique et des formations aux jeunes entrepreneurs, aident à relier les entreprises des États membres francophones et anglophones, et appuient le marketing des firmes agroali-mentaires et industrielles pour qu’elles accèdent aux marchés internationaux.

Notre engagement en faveur des petites compagnies va se poursuivre, surtout dans le contexte d’une pandémie sans précédent qui n’épargne aucun pays. Cette crise est un rappel pressant à ceux qui occupent des postes à responsabilité : nous avons le devoir d’établir les conditions favorables à un environnement propice aux petites entreprises.

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